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Blaise Arnold

Photographe

Né en 1965 – Vit et travaille à Paris.

Ce pickpocket du réel, amoureux des années 50 à Paris comme à New York s’est lancé dans un travail très personnel de mémoire et de lumière.

Depuis 4 ans, il se consacre au Paris des bars typiques. Il arpente Ménilmontant, Belleville, la Nation…

En spécialiste de la nature morte, il magnifie ces bars en y apportant, tel un peintre, des touches poétiques. Les difficultés posées par l’éclairage nocturne représentent un défi. C’est un jeu harmonieux entre la lumière artificielle du néon, la lumière naturelle et les pavés luisants. Le surréalisme des images de Blaise Arnold n’est autre que le réel rendu fantastique par sa vision. Cette vision influencée par l’univers des faubourgs parisiens du dessinateur de bande dessinée Jacques TARDI.

Ici, pas de mélancolie, Blaise Arnold n’est pas un photographe du Spleen. Il est l’auteur d’une œuvre inscrite dans l’imaginaire collectif urbain français comme le témoin d’un monde qui disparaît.
Il imagine volontiers un de ses descendants découvrant, plus tard à son tour ce recueil d’images exactes et s’émouvant de sa poésie.

Dans sa série « Stories », Blaise Arnold nous donne à découvrir une histoire. Un personnage pose, familier d’un univers, de son cadre de travail immédiatement perceptible. Proche de la photographie d’August Sander et de sa série des « Hommes du XXè siècle », Blaise Arnold restitue la dimension sociale en témoignant d’un présent qui s’efface, d’un instant passé et dont la photographie seule gardera la trace.

« C’est la hantise et le désir de l’homme de laisser une trace indélébile de son éphémère passage sur cette terre qui donnent naissance à l’art. »

Brassaï, photographe.